19/09/2007

Malouma - Dunya (2004)

«Les griotes ne sont plus ce qu’elles étaient! C’est ce que certains doivent se dire en Mauritanie quand ils entendent chanter Malouma Mint Moktar Ould Meidah, rejetonne d’une dynastie de musiciens renommés dans le pays. Il y a de quoi, car depuis plusieurs années, cette dernière se place à l’avant-garde d’une sorte de révolution culturelle. Non seulement elle modifie les canons musicaux traditionnels – de type pentatonique – en y intégrant des couleurs blues, mais, en plus, elle introduit dans ses chansons des thèmes inhabituels, tels que les problèmes de mœurs et de société. Lors d’élections, on l’a également vue s’engager pour le parti opposé au pouvoir en place parce qu’il prônait l’entente entre les différents peuples qui se trouvent sur le territoire mauritanien – sujet brûlant s’il en est. Cela ne se fait pas vraiment quand on est de la caste des griots. Pourtant, malgré ces choix qui ont pu être jugés provocateurs, l’audience de Malouma s’est inexorablement accrue. Chez elle comme à l’étranger, où elle a trouvé un public aussi curieux qu’elle des musiques non industrielles. Malouma a enregistré ce disque à Nouakchott, accompagnée des jeunes musiciens du groupe Sahel Hawl Blues. La rencontre est fructueuse. Elle génère même quelques moments exceptionnels, tels que “Mreïmida” et “Rafi”, superbes chansons à la fois purement mauritaniennes et profondément blues – la première avec un solo de guitare électrique brûlant, la seconde avec des chœurs semblant venir du Mississippi. Parvenir à concilier le respect de traditions séculaires et l’ouverture à d’autres cultures, ça n’est jamais gagné d’avance. Malouma y arrive avec cet album.» (Routard)

«It's easy to understand why Malouma is revered in her native Mauritania. From the griot tradition, she's a stunning singer, whether on traditional or modern songs — and, indeed, she mixes both idioms. She's also a political activist, vocal in AIDS campaigns and literacy programs. On this recording, she uses a relatively sizeable pool of musicians, sometimes a full band, and on "Intro El Houb" just her brother on tidinit, an instrument with a sound a little like a kora. On a couple of instances she dives headlong into those ol' desert blues, as on "Mreïmida," with its jerky rhythm, where a roaring guitar pushes the track, and her ululating voice surges over the chorus; it's actually one of the best examples of the style, bringing Africa and the Mississippi Delta next to each other. If that were all, it would be ample, but Malouma goes through many styles — on "El Moumna" she takes two old Mauritanian songs and fuses them seamlessly together. And "Tuyur El Wad" could almost be up-tempo Western singer/songwriter fare. In essence, every cut here is a little gem, deserving of several listenings to winkle out its treasures. And Malouma is a star. No boundaries, no qualifiers, just a star.» (AMG)

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5 comments:

Radu said...

http://sharebee.com/59f6b198

satyr69.wordpress.com said...

Thank you! Always interesting find!

::badghir:: said...

Veramente un bel disco.
grazie!

Eugenio said...

MUCHAS GRACIAS, amigos....
Esta es música de oro.

www.rivas-vaciamadrid.biz said...

This will not truly have success, I consider so.